LYNNSHA: UN NOUVEL OPUS DANS LES BACS

Née en région parisienne, originaire de la Martinique. Lynnsha est passionnée de musique depuis sa plus tendre enfance. Elle forge ses cordes vocales sur les bancs de l’Église. Auteur, compositeur-interprète, sa musique métissée est le reflet des différents courants musicaux qui l’ont bercée. Pour son cinquième album « Over & Other » qui est sorti le 15 juin 2018 chez Aztec Musique / Pias, Lynnsha, toujours très sensible aux tendances explore les sons urbains afro-caribéens avec sa touche mélodique inimitable.

Tu as sorti dernièrement un album, peux-tu nous en dire plus ?
Il s’appelle « Over & Other », un album de 14 titres dont 9 inédits. On peut y retrouver les 5 titres qui étaient sur mon EP « in love » sorti l’année dernière. C’était important pour moi de faire un album physique parce qu’il y a encore des personnes qui aiment collectionner les albums physiques avec les photos à l’intérieur, les petits messages secrets ou encore tout simplement les paroles. C’est un album afro caribéen avec des consonances urbaines. C’est ma marque de fabrique. Les trois premiers albums étaient des albums RNB avec des consonances caribéennes et là c’est plutôt l’inverse : un album afro-caribéen avec des consonances urbaines. C’est un album avec des titres zouk urbains comme le premier single « touch me ». Certains diront que c’est de la kizomba. Les amoureux de la kizomba l’aiment beaucoup d’ailleurs.

Pourquoi « Over & Other » ?
« Over » pour « game over », on tire un trait sur une certaine partie de sa vie sans renier son passé mais juste pour dire qu’on est prêt à écrire un nouveau chapitre voir un nouveau livre de sa vie et puis le coté « other » : on est prêt à découvrir beaucoup de choses.

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Avec qui as-tu travaillé sur cet album ?
J’ai fait appel à des gens avec qui j’ai déjà travaillé car dans le métier (comme en amour), je suis fidèle. J’ai fait appel aux gens comme Slaï qui avait écrit mon tube « ne m’en veux pas » ou encore à mon frère J Will qui m’a écrit le titre « retiens-moi ». J’ai fait aussi appel à des nouvelles personnes comme Warren. Ça fait 20 ans qu’on dit qu’on doit bosser ensemble, on l’a fait 20 ans plus tard ! Avec le titre « quitter la » ou « Yolelio » j’ai fait aussi appel à de supers beatmakers comme Julio. J’ai aussi Fally Ipupa qui m’a présenté la team avec laquelle il travaille et ils m’ont fait de supers titres. C’est bien de se renouveler et de s’entourer de la nouvelle génération pour mélanger ce qu’on a déjà, nos bases, avec ce qu’il y a de plus moderne.

Tu es souvent en Afrique : tes attaches y sont fortes ? Pourquoi ?
Depuis 2008, depuis que j’ai fait le titre « je veux que tu mentes », qui a été composé par Singuila, il semblerait que l’Afrique m’ait adoptée et je l’ai adoptée aussi. C’est un public chaleureux, très réactif et qui apprécie mes titres, qu’ils soient sortis en single ou pas. Donc quand je fais un concert là bas, c’est souvent devant 1000, 2000 ça peut même monter jusqu’à 3000 personnes. On fait même des concerts dans des stades et toutes les personnes chantent les titres en cœur ! Ça c’est important pour nous, artistes. Sur les réseaux sociaux, certains me disent que ma musique leur parle, les console parfois et c’est important de se dire que la musique peut aider. Il n’y a pas plus belle reconnaissance. Je me sens africaine, caribéenne-africaine. J’ai la chance d’avoir visité plus d’une vingtaine de pays en Afrique. Justement sur un de mes titres « Yolelio »,
je cite tous les pays, les villes que j’ai pu y visiter. Je fais aussi beaucoup d’actions humanitaires. En tant que femme et en tant que maman, c’est important pour moi. J’en fais avec SOS Sahel ou encore l’association de Salomon Kalou dont je suis la marraine. J’ai un rituel que je fais avec mes amies mamans : nos enfants offrent des cadeaux leurs appartenant aux enfants d’Afrique, donc c’est un enfant qui donne à un enfant. Toutes ces choses sont importantes pour moi pour inculquer à mon fils la notion du partage. Le fait de savoir d’où l’on vient, connaître sa culture, ses traditions et de se rendre compte qu’il y a vraiment une transmission de l’Afrique aux Antilles, le savoir et le comprendre, ça a changé beaucoup de choses dans ma vie.

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Dans quel pays te rends-tu le plus souvent ?
La Côte d’Ivoire suivi du Cameroun. Ce que j’aime en Côte d’Ivoire, mis à part la chaleur humaine et les traditions que j’apprécie, c’est qu’il y a certains lieux qui ressemblent, au niveau de la végétation, à la Martinique. Donc je pense que ce sont toutes ces choses qui font que j’y suis fortement attachée.

Quel est ton meilleur souvenir là-bas ?
En Côte d’Ivoire, mon meilleur souvenir, c’est aller chez l’habitant pour cuisiner. Faire un foutou, me retrouver à l’arrière d’une cour, mettre mon tissu wax autour des hanches et puis aller taper le mortier… Il y a eu aussi la première fois que je suis allée en Côte d’Ivoire après la sortie du titre « je veux que tu me mentes » et de voir que toutes les filles étaient coiffées comme moi, ça c’était fort. Des petites choses comme ça, qui font tellement plaisir. Donc dès que j’ai besoin de me ressourcer, soit je vais en Martinique soit je vais en Côte d’Ivoire.

Comment t’entretiens-tu psychologiquement ?
Psychologiquement, j’essaie de lire, de m’informer sur ce qui se passe. Le fait d’avoir de bonnes conversations avec son entourage et d’écouter de bonnes musiques qui nous permettent de nous élever, c’est important. Il y a aussi certaines personnes que je suis comme Jean Laval qui donne des astuces de vie comme par exemple de ne pas aller sur Instagram dès le réveil et se concentrer un peu plus sur sa vie. C’est vrai que par rapport à mon métier, tous les réseaux sociaux sont importants mais j’essaie de m’en détacher un petit peu car ça devient trop prenant. Le fait de regarder toujours ce qui se passe ailleurs, on perd des instants avec soi-même et avec sa propre famille, donc j’essaie de diminuer. Ce n’est pas évident mais depuis que j’ai mon fils c’est assez important pour moi.

Et comment t’entretiens-tu physiquement ?
Je fais beaucoup de sport mais c’est surtout la nourriture qui est importante. J’aime trop manger ! Avant le bébé, je mangeais et ça ne me faisait rien et après bébé bah tu stockes ! J’essaye de faire 3 à 4 fois du sport par semaine et là j’ai un nouveau coach qui m’a expliqué qu’il y a des exercices qui ne servent pas à grand chose comme par exemple courir 45 min… Il m’a expliqué qu’il vaut mieux faire du fractionné ou encore faire de la marche rapide. J’essaye de m’entretenir en tant que femme parce qu’il faut le faire et puis c’est vrai que notre métier le veut.

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Comment définirais-tu ton style vestimentaire ? Quel est ton look fétiche ?
Alors je n’ai pas vraiment de style vestimentaire, j’aime être à l’aise, je mets souvent des robes tee-shirt parce que j’aime être glam et sexy sans être vulgaire donc je ne suis pas dans le moulant (sans critiquer). Moi j’aime être à l’aise donc le coté sexy je vais l’apporter surtout au niveau du court. Donc short talons, mais avec un haut plutôt large ou alors robe tee-shirt et talons. Je suis très talons pour le coup ! Mon style c’est glam, parfois glam/ethnique et des fois un coté plus urbain.

Des stylistes que tu aimes particulièrement ?
J’aime Glam Ethnik de Ayden et je porte très souvent du Martial Tapolo. Je dessine beaucoup mes vêtements. Sur mon dernier clip « touch me », où figure le rappeur et acteur Stomy Bugsy, il y a des vêtements que j’ai dessinés : une combinaison noire en séquin, dessinée par moi et faite par Glam Ethnik. Niveau coiffure, je porte une confection capillaire de Murielle Kabile. J’aime bien créer des styles et là j’avais envie d’être blonde sur tout le clip, différents blonds. Donc je suis en locks, je suis en court et un carré au bol, un mélange de Mary J Blige, Sia et Claude François. On a de supers bons artistes dans la coiffure, dans le stylisme et autres donc faut vraiment faire appel à eux !

Une soirée idéale, en amoureux, ce serait quoi pour toi ?
Moi j’aime danser ! Aller manger ou boire un verre, aller danser et le reste ça se passe à la maison, tranquillement avec de la musique… Mes soirées elles sont longues, je me couche très tard dans ces cas-là et avec des pauses câlines, des pauses danses… Ma soirée idéale c’est ça !

As-tu encore de nouveaux projets à venir ?
Oui bien évidemment ! Là il y a un deuxième single « Yolelio » qui va sortir courant octobre. Je travaille aussi sur un nouveau projet d’émission culinaire parce que j’adore manger et pour promouvoir aussi notre culture antillaise et africaine par les plats, la découverte de nos saveurs. J’espère pouvoir la mettre en télé à partir de janvier.


BEAUTY TALK

Côté hair, Lynnsha aime la versatilité qu’offre le cheveux crépu. Si elle les porte souvent courts, la belle peut également opter pour des locks en crochets braids ou pour des boucles naturelles. Elle affectionne particulièrement les produits des marques Keracare ou Activilong. Son secret : de la sève d’aloe vera, qu’elle applique sur sa peau comme sur ses cheveux.

Côté soins, Lynnsha nous révèle son secret beauté : le nettoyage ! « Se laver le visage le matin et surtout se démaquiller le soir. Après le démaquillage, toujours procéder à un lavage à l’eau claire. C’est super important le nettoyage de la peau que l’on se soit maquillée ou pas. Certains pensent « non je ne me suis pas maquillée, j’ai pas besoin de me démaquiller » mais si ! Parce qu’avec toute la pollution, toute la poussière qu’il y a à l’extérieur… Donc c’est laver son visage et surtout l’hydrater. Protégeons notre capital : c’est notre peau, c’est notre corps, ce sont nos cheveux ! »

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